dimanche 1 mai 2011

Ilosirènes et godaille, des sculptures de Léon Layon présentées au Prieuré de Vivoin jusqu’au 13 juin

Le prieuré de Vivoin programme jusqu’au 13 juin prochain Ilosirènes et godaille, une très belle exposition à ne manquer sous aucun prétexte… Les œuvres sont superbes et le discours qui va avec l’est tout autant. LK Magazine a craqué sur deux pièces qui égaieront « nos » appartements respectifs. 

Léon Layon devant ses poissons aux étranges écailles , photo Laura Heurteloup

Léon Layon de son vrai nom Eric Frotté est « un pécheur d’épaves », un dépollueur des côtes bretonnes… Et c’est avant tout un personnage fort attachant. Il pratique le pinsé qui vient de « pensë » et qui signifie naufrage en breton. Depuis plusieurs siècles, la tradition de la cueillette marine (on va au pinsé) est vivace sur le littoral léonard et en particulier entre Plouarzel (extrémité occidentale du territoire français) et Portsall qui fut tristement célèbre lors du naufrage de l’Amoco Cadiz en 1978. Le « pinseyeur » ramasse d’abord du bois mais trouve aussi des objets inattendus : des débris d’épaves en bois ou en plastique, du verre…  Il rappelle que « la durée de vie d’un déchet dans la mer est de 2 à 4 semaines pour les journaux, de 13 ans pour le bois peint, de 400-450 ans pour le plastique et 600 ans pour le fil de pêche et le verre ».

Une partie des déchets récupérés par l'artiste, photo Laura Heurteloup

Des matériaux qui ne subissent aucune modification

Léon Layon, spécialiste de plongée sous-marine, connaît les ports, jetées et bords de mer comme sa poche, il parcourt inlassablement les côtes bretonnes et la Galicie. Il ramasse sur les plages, les grèves et les quais ce que ce la mer a rejeté et les entasse dans sa camionnette. De cette pêche miraculeuse ressortent des bois flottés, bouchons, filets de pêche, bouts de cordage, coquillages, pinces de crabe, gants en caoutchouc, flotteurs, flotteurs, drapeaux de casier à pêche. 

Les fameuses sirènes de Léon Layon ... Idéales pour une déco sympa et originale, photo Laura Heurteloup

Bien qu’autodidacte, Léon Layon est un fin connaisseur de Gaston Chaissac, de Jean Dubuffet et de l’art brut. Il a tout simplement un beau jour décidé pour « meubler », dit-il, ses périodes d’inactivité de jouer avec les déchets marins et de réaliser des assemblages pour son seul plaisir. Il s’est ainsi mis au travail en créant des totems, de la godaille – qui est la partie de pêche laissée par le patron pêcheur à ses marins - des sirènes aux noms d’îles et des personnages affublés de nom particulièrement drôles et caustiques comme la Pétroleuse réalisée avec des déchets recouverts de pétrole provenant du naufrage de l’Erika. La particularité des œuvres vient également du fait que tous les matériaux utilisés ne subissent aucune modification, toutes les couleurs apparentes sont naturelles, il n’y a en aucun cas de retouche de couleur sinon une couche de vernis.

Sensibiliser à la préservation de l’environnement

Léon Layon s’est installé sur les coteaux du Layon à Beaulieu-sur-Layon mais il ne peut s’empêcher de s’évader sur le littoral atlantique et rejoindre son île enchantée et enchanteresse « Belle île ». Il y expose régulièrement ses œuvres qu’il souhaite rendre accessibles et au vu de tous. Il choisit de les présenter dans des lieux où l’on attend pas toujours l’art : des bars, chez le boucher, le coiffeur… Vous pouvez retrouver cet été ses œuvres à Belle-île et notamment ses Korrigans ou petit peuple de Belle-Île, 144 personnages en forme de totems…
La plupart des pièces présentées à Vivoin sont en vente à des tarifs plus qu’abordables. Quelques-unes ont été prêtées par des collectionneurs privés, dont Philippe qui a rencontré l’artiste en 2002, dans le cadre d’un reportage pour France 2, « Talents de vie ». « Ca m’a plu » note Philippe, « j’en ai acheté quatre ». Et d’avouer : « j’apprécie aussi beaucoup son travail plus récent, que je trouve plus brut et plus élaboré ».

Les sirènes de Léon Layon toutes en fantaisie et pétillantes, photo Laura Heurteloup

« Cette exposition est complétée par un projet pédagogique permettant de sensibiliser les enfants à l’art et à la préservation de leur environnement. 800 scolaires viendront visiter l’exposition » explique Sandrine Gouffier, en charge de la programmation du prieuré de Vivoin. Pour susciter leur créativité, douze ateliers de pratique artistique sont proposés « autour de la réalisation de sculptures avec des déchets-matériaux récupérés dans la mer et gentiment prêtés par l’artiste » souligne Marjorie Langlet, animatrice de ces ateliers.

Photo Laura Heurteloup


Un talent peut parfois en cacher un autre, Léon Layon est également romancier, il est l’auteur d’un roman policier paru dans la collection «  le Poulpe » et intitulé « Toubib or not toubib ». Un roman n’arrive jamais seul… son deuxième roman va paraître très prochainement.

Pratique : Ilosirènes et godaille, du 22 avril au 13 juin, du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h. Entrée libre. www.prieuredevivoin@centre-culturel-de-la-sarthe.com  / 02 43 97 04 36
Léon Layon – 7 place de la Chapelle – 49750 Beaulieu-sur-Layon  06 89 17 30 06


Quelques bons plans pour les amateurs d’art : retrouver non loin d’ici des expositions et manifestations d’art contemporain dans les mois à venir :

- Exposition « les Chevaux de Sauvat » de Jean-Louis Sauvat – peintures sculptures du 15 avril au 30 mai 2011 à Lavardin
-          Le jardin d’art brut de Fernand Chatelain à Fyé
-          La Maison de Gaston Floquet à Saint-Rigomer-des-Bois
-          La manifestation d’art contemporain « la quinzaine radieuse «  Piacé-le-radieux – Norbert Bézard – Le Corbusier à Piacé du 18 juin au 3 juillet.
-          Les vitraux contemporains des églises de Oisseau-le-Petit – Pizieux- de Crannes-en-Champagne – de Saint-Rigomer-des-Bois
-          Le domaine du Gasseau à St Léonard–des–Bois




Marie-Laure Mallet-Melchior expose chez "Cadre et Toile" jusqu'au 29 mai

Louisette Chave accueille régulièrement des expositions d'art dans sa boutique-atelier "Cadre et Toile" sise 3 rue de la Juiverie au Mans. Un lieu plein de charme, où vous dénicherez une belle pièce, mais aussi des bijoux uniques et de très bons conseils pour un bon encadrement, "qui ne doit pas dénaturer l'oeuvre". Jusqu'au 29 mai 2011, vous pourrez découvrir le travail de Marie-Laure Mallet-Melchior autour de deux axes : les architectures de villes et les jeux d'enfants.
Marie-Laure Mallet-Melchior devant sa bâche Théâtre du Mans. Photographie : Karine Bergeot
Louisette Chave apprécie les oeuvres de Marie-Laure Mallet-Melchior. Et cette dernière n'avait pas exposé au Mans depuis 3 ans. C'était donc l'occasion de présenter ses travaux les plus récents. "Je viens régulièrement chez "Cadre et Toile" pour l'encadrement de mes toiles" explique Marie-Laure, "Louisette m'a demandé de présenter une exposition dans sa boutique. J'ai tout de suite été emballée". L'artiste a eu "carte blanche" et a décidé de presenter deux axes de son travail : les architectures de villes et les jeux d'enfant. "Suite à un voyage au Canada, je propose des oeuvres qui tournent autour des architectures des villes que j'ai visitées, de Marseille à Rennes, en passant par Barcelone" poursuit la plasticienne. "Je prends les photos de ces villes, les retravaille sur ordinateur. J'ajoute, je fluidifie, je triture l'image ; l'imprimeur me l'édite sur une toile à peindre et j'ajoute de nouvelles touches à la peinture, car j'ai besoin de la matière". Pour les jeux d'enfants, "j'ai procédé de la même manière".
Marie-Laure Mallet-Melchior expose les architectures de villes qu'elle a visitées. D.R.

 Le théâtre du Mans...
En plus des ses toiles, Marie-Laure a choisi d'exposer trois Diasec qui rejoignent, au niveau de la transparence, son récent travail pour la création de huit vitraux pour l'église de Saint-Georges-du-Bois (Sarthe), autour de saint Georges et saint Apolline, en collaboration avec le verrier fléchois Michel Ducreux. Est également présentée dans la cour intérieure, une bâche de 4 mètres X 3 mètres montrant sa version du Théâtre du Mans. "A la base, un travail m'avait été commandé par Rémy Le Guillerm, dans la cadre du Monument Toile de 2005. C'était mon époque abstraite. Je l'ai présentée lors d'une exposition à Montrésor l'année dernière... Mais ce n'était plus moi. J'ai donc retravaillé cette bâche quasiment dans son intégralité" mentionne-t-elle. Et le thème du théâtre s'est imposé, "j'ai pris de nombreux clichés et y est introduit des éléments de souvenirs"... Le résultat vaut un détour par la boutique-atelier "Cadre et Toile". Marie-Laure Mallet-Melchior sera présente pour répondre aux questions des visiteurs les samedis 14 et 21 mai. Vous trouverez également dans cette boutique-atelier, des vitraux de Stéphane Arrondeau que Louisette Chave apprécie tout particulièrement.
Visitez l'église Saint-Georges de Georges-du-Bois (72), Marie-Laure a participé à la création de huit vitraux. Sainte Appoline, baie 5, Marie-Laure Mallet-Melchior, Michel Ducreux, 2010. Photographie : Karine Bergeot.

Pratique : "Cadre et Toile" - 3 rue de la Juiverie - 72000 Le Mans - 02 43 24 56 86 - www.cadreettoile.fr / Marie-Laure Mallet-Melchior - 02 43 76 24 52 - www.mallet-melchior.com

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Les vitraux de la fonderie d’Antoigné présentés au Musée du vitrail de Curzay jusqu’au 30 septembre



« Instantanés de verre » est présentée au Musée du vitrail de Curzay jusqu’au 30 septembre 2011.

Si vous passez par Curzay, arrêtez-vous au Musée du vitrail, sis dans une ancienne église. Y sont présentés jusqu’au 30 septembre prochain, des maquettes et panneaux d’essai extraits du programme iconographique de la fonderie d’Antoigné (Sainte-Jamme-sur-Sarthe) réalisés par Stéphane Arrondeau et Michel Ducreux. LK Magazine adore !

Stéphane Arrondeau et Michel Ducreux ont créé, dans le même esprit que les portraits la fonderie d’Antoigné, un vitrail spécialement pour l’événement « 60 ans après… Robert Doisneau en Pays Mélusin ».

En 2011, la Communauté de communes du Pays Mélusin a décidé d’associer le vitrail, la photographie et l’art contemporain dans un parcours d’expositions qui célèbre le regard posé par le photographe Robert Doisneau, sur le Pays Mélusin au milieu du XXe siècle. Aussi, Stéphane Arrondeau et Michel Ducreux ont créé et offert au Musée de Curzay, dans le même esprit que les portraits la fonderie d’Antoigné, un vitrail spécialement pour l’événement « 60 ans après… Robert Doisneau en Pays Mélusin » qui aura lieu du 11 juin au 31 août 2011. Il s’agit d’un portrait du célébrissime photographe muni de son appareil photo. Dans ce musée, des vitraux de différentes époques sont également à découvrir.

Hommage à Doisneau

Suite à la fermeture de la fonderie d’Antoigné de Sainte-Jamme-sur-Sarthe en 1986, la commune a acheté les bâtiments restant sur le site, dont l’ancien réfectoire afin de faire perdurer la mémoire des ouvriers qui ont œuvré sur le site. Depuis ce rachat, c’est l’association des Fondeurs d’Antoigné qui anime ce lieu, devenu un musée.

une présentation qui suscite la curiosité… L’envie de venir découvrir l’intégralité du programme iconographique à Sainte-Jamme-sur-Sarthe.

L’association et la commune de Sainte-Jamme-sur-Sarthe ont souhaité que des vitraux retracent l’histoire du site. Le projet a été confié à Stéphane Arrondeau et Michel Ducreux. Il a débuté en janvier 2007, concernant cinq fenêtres. Un « challenge » réussi pour ce duo qui a, au final, réparti près de cent portraits et autant de scènes de la vie quotidienne sur 148 panneaux, soit 50 m2 de vitraux. Quatre couleurs de verre ont été utilisées (deux bleus, vert et jaune). Les visages sont traités de différentes façons : dessin, photographie, mi-dessin / mi-photographie. « Il fallait que « la gueule » en question représente l’ensemble d’une corporation » explique Stéphane Arrondeau.

détail d’un vitrail à la fonderie d’Antoigné

L’auteur des maquettes est Stéphane Arrondeau, historien et verrier. Après avoir découvert le site industriel de Sainte-Jamme, il s’est inspiré de cette phrase de Nietzche : « […] c’est seulement quand l’histoire supporte d’être transformée en œuvre d’art, de devenir et produit de l’art, qu’elle peut conserver des instincts ». Il a ensuite fait des recherches historiques et a longuement dialogué avec les anciens fondeurs pour appréhender les aspects essentiels des différents métiers de la fonderie, le contexte social, le travail des femmes,… Avant de passer à la phase de création à proprement parler, Stéphane Arrondeau a procédé à des recherches picturales et chromatiques. Ces vitraux, aux deux niveaux de lecture (vertical et projection au sol) sont à observer à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment, avec des jeux de lumière en fonction des saisons.

détail d’un vitrail à la fonderie d’Antoigné

Des portraits… à couper le souffle !

Michel Ducreux, peintre et maître-verrier, a installé son atelier à la sortie de La Flèche, sur la route d’Angers, au lieu-dit « La Mottaie » il y a plus de trente ans. Il fait partie du syndicat des verriers et se forme régulièrement aux nouveaux savoir-faire, en participant à des stages de peinture, et d’autres consacrés à la technique chimique du vitrail, l’altération du verre, le collage des verres ou encore au procédé de dessin des vitraux du XIXe siècle. La grosse majorité de ses chantiers concernent la restauration de verrières, essentiellement celles du XIXe siècle, dans des édifices religieux ; pour le reste, il s’agit de créations pour les particuliers et de plus en plus de collaborations avec des artistes pour des églises de notre département depuis son travail à Sainte-Jamme. 

La réalisation des cinq fenêtres de l’ancienne fonderie d’Antoigné a été pour Michel Ducreux un véritable émerveillement au quotidien devant sa palette de grisailles ou à la sortie du four, mais aussi une très belle collaboration avec l’auteur des maquettes, Stéphane Arrondeau, une nouveauté pour le peintre-verrier fléchois qui n’avait jamais travaillé à partir de dessins d’artistes. « Si dans cet ensemble de vitraux, Stéphane a fait des clins d’œil à une quarantaine d’artistes, pour les portraits, il a choisi de faire référence à Cocteau, le premier à réaliser des autoportraits mi-photographié / mi-dessiné, à Magritte, concernant la silhouette de Chappée, aux gravures de Dürer quant à la façon de dessiner les cheveux ou encore à Antonin Artaud, pour les visages torturés » souligne Michel Ducreux. « Concernant la réalisation des visages « photographiés », j’ai utilisé la méthode traditionnelle plutôt que la sérigraphie, c’est-à-dire une grisaille noire (méthode médiévale) posée au pinceau »… Et le résultat est bluffant.

détail d’un vitrail à la fonderie d’Antoigné

Pratique : « Instantanés de verre », du 15 avril au 30 septembre 2011 – 6 route de Sanxay – 86600 Curzay-sur-Vonne. Ouvert tous les jours sauf le mardi. Visite libre 10h-12h30 (dernier visiteur à 11h45) / Visite guidée à 14h30 et 16h30 / www.musee-du-vitrail.com
La fonderie d’Antoigné – ZI d’Antoigné – 72380 Sainte-Jamme-sur-Sarthe – 02 43 27 46 43 / fondeursdantoigne@orange.fr






Des vitraux contemporains exposés au Manoir de Couesme à Ancinnes, du 20 mai au 30 mai 2011

Dans le cadre de l’inauguration du vitrail créé par François Hilsum et les ateliers Loire, fraîchement posé dans leur manoir, les propriétaires des lieux ont décidé de proposer une exposition autour de vitraux contemporains, du 20 mai au 30 mai.

Le vitrail réalisé par François Hilsum et les ateliers Loire vient d’être posé au Manoir de Couesme. D.R.

 Situé sur une terre seigneuriale, le manoir fut à l’origine (1380) un manoir-hall "à l'anglaise".  Aucune division intérieure n’existait dans le bâtiment ; l’espace était libre jusque sous la charpente. Le jour pénétrait par les deux fenêtres en ogives situées sur les pignons. Une d’elle vient d’être ouverte et conserve depuis peu, un vitrail contemporain. L’autre est obstruée et ne pourra pas être rouverte. La charpente était construite pour être vue du sol : élancée et albalétriers tout en courbe. Les pièces de service étaient à l'extérieur, accolées au bâtiment principal et le plus souvent en bois. C'était le cas à Couesme ; ces constructions s'appuyaient sur les corbeaux de pierres qui se trouvent encore sur les façades ; toutefois, sur les pignons, deux pièces ont été construites en pierres ; il en subsiste une sur le pignon est.

Cinquième campagne de travaux

Aucun aménagement intérieur n’avait été pratiqué sauf sur une partie du rez-de-chaussée dans les années 1960-1970. Le bâtiment et ses dépendances ont été utilisés comme remise agricole par les propriétaires successifs. Depuis 2006, les actuels propriétaires restaurent le manoir de Couesme en plusieurs
campagnes de travaux  étalées sur plusieurs années eu égard à l'importance des travaux. En 2006, le manoir a été connecté au réseau d’eau et d’électricité. En 2010-2011, une cinquième tranche de travaux a été réalisée.

les verrières éphémères créées pour l’église de La Bazoge seront présentées au Manoir de Couesme (Nolwen Gourdon et Muriel Louvel, 2008).

Un vitrail a été installé dans l'ouverture du pignon Est, comme c'était le cas avant que cette ouverture soit bouchée en 1526. Pour la technique, elle a respecté les normes du XVIe siecle, soit verre et plomb. Pour le dessin, François Hilsum, peintre, a créé une oeuvre originale pour Couesme. Les ateliers Loire, établis à Chartres depuis un siècle et demi, ont eu la  tâche de la fabrication et de l'installation de ce vitrail ; cette entreprise intervient, notamment, dans les cathédrales de Chartres, du Mans. 

La Sarthe, terre de vitrail

De tout temps, le vitrail a été à « la pointe » en Sarthe. Ces dernières années, plusieurs chantiers originaux ont vu le jour, à l’instar de la Fonderie d’Antoigné, à Sainte-Jamme-sur-Sarthe (5 baies, artiste : Stéphane Arrondeau, verrier : Michel Ducreux, 2007), à  l’église de Oisseau-le-Petit (4 baies, artiste : Agnès Rainjonneau, verrier : Virginie Lelièpvre, 2008), à l’église de Douillet-le-Joly (1 baie, Virginie Lelièpvre, 2008), à l’église de Pizieux (8 baies, artiste : Michel Madore, verrier : Michel Ducreux), à l’église de Saint-Martin-des-Monts (4 baies, artiste : Alexis Pandellé, verrier : Michel Ducreux, 2008), à l’église de Saint-Pierre-des-Bois (9 baies, artiste : Laurent Leduc, verrier : Michel Ducreux, 2009), de Sainte-Sabine-sur-Longève (11 vitraux, artiste : Jacqueline Caulet, verrier : Eric Boucher, 2010), de Crannes-en-Champagne  (3 baies, artiste : Thibault de Réimpré, verrier : Eric Boucher, 2010), Saint-Georges-du-Bois (8 baies, artiste : Marie-Laure Mallet-Melchior, verrier : Michel Ducreux, 2010) et de Chenay  (6 baies, artiste : Virginie Lelièpvre, verrier : Michel Ducreux, 2011).

Création de 4 vitraux pour l’église de Saint-Martin-des-Monts –détail (4 baies, artiste : Alexis Pandellé, verrier : Michel Ducreux, 2008)

L’artiste et le verrier sont complémentaires, le second devant interpréter l’œuvre du premier en prenant en considération les contraintes techniques…Un couple qui doit fonctionner à merveille pour créer une œuvre d’art originale. Il ne faut pas perdre de vue que le vitrail est avant tout un art de commande. Concernant les verrières éphémères,  les visiteurs ont pu les découvrir dans les églises de Tuffé (1 baie, Stéphane Arrondeau, 2001), de Ballon (1 baie, Virginie Lelièpvre et scolaires, 2006), de Louvigny (1 baie, Laurent Leduc, 2007), de La Bazoge (3 baies, Nolwen Gourdon et Muriel Louvel, 2008) et  de Saint-Pierre-des-Bois (3 baies, StepK, 2009). Elles ont été mises en place, le temps de la restauration du ou des vitrail(aux), grâce au mécénat de Lefranc & Bourgeois. Des vitraux éphémères et des panneaux d’essai des chantiers évoqués ci-dessus seront présentés au public ainsi qu’à des élèves.

Pratique : Association des Amis du Manoir de Couesme – 72610 Ancinnes -06.87.73.26.15 ou 02.33.26.49.44.    Pour en savoir plus sur l'artiste  et les établissements Loire : www.hilsum-francois.com / www.ateliers-loire.fr. Exposition présentée au Manoir du 20 au 30 mai 2011.

Louez des œuvres d’art contemporain en Sarthe… C’est possible avec l’Artothèque « Arts et Couleurs » !

Se familiariser avec l’art contemporain en douceur et « tester » des œuvres chez soi, c’est tout à fait possible grâce à l’Artothèque, sise 43 Place d’Alger au Mans. Environ 150 sculptures, peintures ou encore photographies vous attendent. Vous choisissez jusqu’à trois œuvres pour une durée de un à trois mois, pour un coût de location de 5 à 15 € par mois et par œuvre. A tester impérativement !

Des œuvres d’Alizirine sont empruntables. D.R.

« Une Artothèque est une Bibliothèque d’Art » définit Blandine Delcluze, secrétaire de l’association « Arts et Couleurs », artiste et animatrice. L’Artothèque « Arts et Couleurs » a ouvert ses portes il y a un an et demi, avec environ 150 œuvres empruntables, et le but est bel et bien « aux artistes de se faire connaître » poursuit Blandine. « Attention, nous ne sommes pas une galerie à but commercial et nous ne prenons que des pièces d’artistes professionnels ». Chaque artiste dépose deux ou trois pièces, « ensuite, nous pouvons rechercher des lieux pour qu’ils présentent davantage d’œuvres ». Et de continuer : « les particuliers choisissent et testent les œuvres chez eux, et, très souvent, ils achètent ». L’association loue également des tableaux, sculptures ou photographies pour des hôpitaux, bars, restaurants ou autres lieux, « et dans ce cadre, nous pouvons avoir un rôle de conseil en fonction du goût des gens, de l’endroit, de la lumière…». A l’heure actuelle, une quinzaine d’œuvres sortent chaque mois et deux à trois expositions se déroulent mensuellement. Depuis le 8 février dernier, l’Artothèque est basée 43 Place d’Alger au Mans, près du Hangar 43 et est tenue par les artistes.

Fabien Beaumont propose ses peintures à l’Artothèque. D.R.
Mode d’emploi…

« Rentrer à la maison ou au bureau avec un tableau, une sculpture dans les bras, pour le bonheur de s’associer au travail de l’artiste qui n’aboutit que dans notre regard : c’est devenir ainsi son compagnon sur le chemin de la création… ». Pour pouvoir emprunter une, deux ou trois œuvres, il vous suffit d’adhérer à l’association « Arts et Couleurs ». Vous choisissez jusqu’à trois œuvres pour un, deux ou trois mois maximum, l’emprunt est de 5 à 15 € par mois et par œuvre… Et, à la fin de votre emprunt, « vous pouvez bien évidemment acheter votre coup de foudre ! ».

Venez découvrir les pièces de Fabienne Treuillet. D.R.
Pratique : Artothèque « Arts et Couleurs » - 43 Place d’Alger – 72000 Le Mans – 02 43 43 05 40 / 06 26 72 47 54 / www.artsetcouleurs.fr / Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h et sur rendez-vous.
 Agenda : Opération solidarité du mardi 26 avril au samedi 14 mai 2011,
Hangar 43, 43 Place d'Alger, Le Mans. Le Hangar 43 restaure un lieu d’accueil pour artistes, créateurs d’art, musiciens, en expositions ou ateliers de travail. Videz votre cave, votre grenier (ordinateurs, meubles, vaisselle, livres, outils, matériaux de constructions, peintures,…), tout sera utile ou aidera à financer. Grand déballage le dimanche 15 mai 2011. Venez nombreux.
06 86 41 51 11 / 06 73 54 58 43 / hangardu43@yahoo.fr / www.hangar43.com


La Nuit des Musées aura lieu le 14 mai 2011

La 7e édition de la Nuit des Musées aura lieu le samedi 14 mai 2011. Cette  initiative rencontre chaque année un franc succès. La gratuité et l'originalité des manifestions proposées séduisent un public chaque fois plus large. D'ailleurs, cette Nuit des Musées est un événement à échelle européenne... Et les enfants ne sont pas oubliés.
© Création : Joachim Mogarra avec le soutien de Neuflize Vie. Conception graphique : Jour ouvrable pour le ministère de la Culture et de la Communication.

La dernière Nuit des Musées a engendré environ 70 000 visiteurs à Paris. Cette année, la Nuit des Musées permettra à un nouveau public de découvrir ses manifestations en ligne en amont. Alors oui, même les plus frileux pourront profiter en toute sérénité de cette 7e édition.

Le programme mettra l'accent sur la mer, en rapport à l'année des Outre-mer français et recense 196 événements dans la capitale de l'Hexagone.

Puisque la nuit donne une toute autre dimension aux monuments et établissements, puisque les personnes elles mêmes perçoivent les événements d'une toute autre manière, cette manifestation est l'occasion idéale de découvrir les musées sous un angle différent. La mise en scène, les jeux de lumière, tout est occasion de sensibilier et d'inciter les publics à participer émotionnellement à ces rencontres.

La volonté majeure de cette initiative est de rendre les musées accessibles à tous et à toutes, sans distinction. Cliquez sur ce programme et soyez informés de tous les rendez-vous organisés.

Tian du "street art" au "street pop"

Christian Lecouble dit Tian ne vous est sûrement pas inconnus ... Manceau de naissance, ses sérigraphies ont fait le tour du monde (Londres, Sao Paulo, Paris ...), mais quelques unes ont tout de même élu domicile dans nos rues sarthoises. Les avez-vous repérées ? Si vous ne le connaissez pas encore, vous tomberez sous le charme de son "street art" !

”Ma peinture essaye de me ressembler mais elle a bien du mal à suivre...”

Christian Lecouble dit Tian, D.R

Tian, un artiste à part entière ...

Tian n'est pas un artiste comme les autres, avant de tomber dans la sérigraphie il a opté pour la musique puis les interfaces graphiques de sites web avant de finir directeur artistique. Un beau parcours pour ce manceau qui avait "envie de changer de vie". "J'étais dans un travail virtuel, lisse comme un écran, et je pense que j'avais besoin de passer à la matière." 


Sa matière, photo Tian

Son terrain de jeu ... la rue ...
Sur un air de Warhol, Basquiat, Bansky et surtout JR, Tian travaille dans la rue. Mais attention, il n'y intervient pas directement. En amont, il travaille ses figures grandeurs natures de 5-6 couleurs en atelier, sur photoshop ou illustrator, qu'il pose ensuite en mélangeant peinture sérigraphiée, pochoir, bombe et marker. Et il le dit lui-même "Avec la rue, il y a une sorte de besoin de reconnaissance visuelle, d'être vu. Pour moi, rester dans l'acte gratuit est quelque chose d'important. Car peindre sur toile te déconnecte à partir d'un moment de toute une frange de la population n'a pas les moyens d'investir plusieurs centaines d'euros dans une toile. C'est un moyen de rester visible, accessible à tous."

Tian investit les rues du Mans, D.R
D.R

Un style entre la sérigraphie et le pochoir ... pour un art contemporain

La peinture de Tian est narrative. Elle raconte une histoire par l'assemblage d'images, de symboles, de figures traditionnelles, d'hommes en colère et de femmes pulpeuses. Curieux de nature, il surfe sur internet à la recherche d'images et de motifs qui pourraient l'interpeller, il les choisit "au coup de cœur". Mais Tian souhaiterait surtout créer ses propres visuels, un travail qui demande du temps "j'ai commencé à faire des séances photos avec mise en scène mais ça prend beaucoup de temps et de savoir-faire, c'est un métier, photographe et direction de modèle".  

TOOT SWEET - 2008
Technique mixte
Sérigraphie, pochoir & bombe toile de coton sur châssis
192 x 149 cm

Pour le rejoindre sur facebook : http://www.facebook.com/tian.art 
Vous pouvez retrouver l'ensemble de son travail sur son site internet : http://www.tian.fr/french/home.html